Voici nos réponses à vos questions les plus fréquentes (FAQ) sur le Yoga en général.
Si vous n'y trouvez pas la réponse que vous cherchez, consultez nos pages spécialisées sur l'Ashtanga Yoga ou sur l'Adhyatma Yoga. Si votre question n'y est pas traitée, à votre tour, adressez nous un message via la rubrique "Forum"...
L'origine du Yoga se perd dans la nuit des temps. Des fouilles dans les sites archéologiques de la vallée de l'Indus ont permis d'exhumer des sceaux en terre cuite datant d'environ 5000 ans et représentant des postures de Yoga. On peut donc en déduire que dès cette époque lointaine le Yoga était connu et pratiqué en Inde, son berceau d'origine.
Par ailleurs la première référence écrite au Yoga se trouve dans le Véda, texte sacré de base de la civilisation indienne remontant à environ 4000 ans. Ceci dit les travaux récents des indianistes tendent à prouver que certains développements de la science yoguique sont nettement plus récents, le moyen-âge indien ayant été particulièrement florissant à cet égard...
Une chose est certaine dans tous les cas : le Yoga n'est pas une "invention" récente, mais une discipline vieille de plusieurs millénaires qui s'enracine dans la culture traditionnelle de l'Inde éternelle.
Historiquement, le premier traité de Yoga a été écrit aux environ du IIème siècle avant notre ère par un certain Patanjali. Philosophiquement, on considère donc que ce vieux maître est le "père du Yoga", bien qu'il n'ait fait en réalité qu'ordonner et consigner par écrit des connaissances qui existaient oralement bien avant lui. Il n'empêche qu'aujourd'hui encore, si on veut savoir ce qu'est le Yoga, du point de vue philosophique, on doit s'en référer d'abord au "Yoga-Sutra", l'oeuvre fondatrice de Patanjali.
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La définition la plus simple et la plus complète du Yoga est, à nos yeux, celle formulée par Patanjali lui-même au début de son célèbre traité du "Yoga-Sutra". Au second verset, Patanjali déclare en effet que :
"le Yoga est l'ensemble des moyens qui permettent d'obtenir un apaisement des agitations de l'esprit".
(Yoga chitta vritti nirodhah).
Par la suite, il précise que ces moyens sont de quatre ordres : éthique, physique, psychologique et spirituel.
La définition la plus synthétique que l'on puisse donner du Yoga est donc :
"Le Yoga est l'ensemble des recommandations éthiques et des techniques corporelles, psychologiques et spirituelles qui visent à assurer au pratiquant une paix intérieure et une sérénité durable".
3) Pouvez-vous en dire plus sur la dimension "physique" du Yoga ? Quels types de pratiques corporelles relèvent effectivement du Yoga ?
Les pratiques corporelles du Yoga peuvent être classées en quatre catégories : les nettoyages internes préparatoires, les postures, les exercices respiratoires et la relaxation.
Selon Patanjali, l'apaisement de l'esprit commence avec le respect d'une certaine éthique personnelle. Comment être en paix intérieure en effet si on aborde les autres avec agressivité, si on leur ment, si on tente de les manipuler ou de les exploiter, ou si l'on se complait dans tout autre comportement foncièrement égocentrique?
De même comment progresser vers une sérénité durable sans accepter de se soumettre à une certaine discipline de vie (hygiène coporelle, alimentation saine, engagement à travailler sur soi et à cultiver activement sa vie intérieure par exemple). Tel est en quelques mots l'éthique préconisée par le Yoga pour parvenir à ses fins, et cela, avant même toute pratique corporelle.
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Selon Patanjali, outre le cadre éthique et les pratiques physiques évoquées précédemment, la conquête du bonheur véritable nécessite en plus l'acquisition ou le développement de deux capacités psychologiques fondamentales : celle du recul intérieur (pratyâhâra) et celle de la concentration (Dharana). Par des pratiques d'ordre intérieures ou mentales, le Yoga tend donc à développer ces deux facultés.
Faute d'une capacité suffisante à prendre du recul, nous restons le plus souvent englués dans nos soucis et nos difficultés, impuissants à les solutionner.
De même, faute d'être capable de rester suffisamment longtemps intéressé par un même objectif, nous échouons le plus souvent à atteindre nos vrais buts. Voilà en quelques mots à quoi le Yoga veut remédier par ses pratiques psychologiques.
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Bien que le Yoga ne soit pas lié à une croyance religieuse particulière, il nous invite explicitement à cultiver notre sens religieux naturel, c'est à dire l'état d'esprit qui consiste à se relier consciemment à plus grand que soi.
Selon Patanjali en effet, on ne peut pas être durablement en paix tant que l'on a pas pris conscience de notre juste place au sein de l'Univers et tant qu'on ne sait pas faire acte d'humilité devant les forces cosmiques qui sous-tendent notre existence individuelle. Le Yoga est donc, de ce point de vue, une voie d'éveil spirituel et c'est à ce titre qu'il propose, entre autres, la pratique de la méditation comme moyen d'élargissement du champ de la conscience.
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Le Yoga est né en Inde, dans une civilisation hindouiste. A l'origine, l'éveil spirituel qu'il préconise se présentait donc comme une sorte de prolongement expérimental des croyances et des pratiques de l'Hindouisme ancien. Cependant, comme ses techniques ont un fondement universel, il est, par essence, indépendant de la religion hindoue. Ce qui est illustré par le fait que très tôt ses techniques ont été reprises et utilisées dans d'autres contextes que celui de l'Hindouisme.
Le Bouddhisme en particulier, bien qu'opposé, sur le plan historique, à l'Hindouisme, a très tôt senti l'intérêt des techniques d'ascèse du Yoga qui sont donc pratiquées depuis fort longtemps autant par des Hindous que par des Bouddhistes. Bien que plus confidentielle, la pratique de certaines formes de Yoga est aussi attestée dans certains milieux musulmans, spécialement dans les pays proches de l'Inde. De même, depuis que les chrétiens ont pu découvrir le Yoga (début du 20ème siècle), certains d'entre eux ont pu se rendre compte de l'intérêt de cette pratique pour leur propre vie spirituelle. Aussi le Yoga compte-t-il désormais un certain nombre d'adeptes dans le christianisme, y compris parmi les prêtres et les religieux ou religieuses. L'exemple du Père Dechanet (l'un des pionniers de l'introduction du Yoga dans les monastères chrétiens) en est une belle illustration...
Ce petit rappel historique pour montrer que si le Yoga tend bel et bien à développer la vie spirituelle des pratiquants, il le fait de façon naturelle et autonome, n'étant lui même inféodé à aucune religion établie, y compris l'Hindouisme.
Le Yoga n'étant pas une foi ou une doctine, mais un ensemble de "techniques", il ne saurait entrer en concurrence avec les diverses confessions religieuses. Aussi sa pratique est parfaitement compatible avec l'appartenance à la religion d'origine de l'adepte.
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Le Yoga n'impliquant ni dogmes ni croyances, il peut bien évidemment être pratiqué par des personnes étrangères à toute confession religieuse ou même explicitement athées ou agnostiques.
Cependant, comme le Yoga tend à enrichir l'expérience et la compréhension que l'homme a de lui-même et du monde, le pratiquant , qu'il soit croyant ou incroyant, sera très probablement amené, en cours de route, à réviser ses positions idéologiques initiales. Car à terme, celles-ci seront probablement trop "étroites" pour contenir la nouvelle vision du monde qui se dégagera peu à peu de sa pratique. De ce point de vue, on peut donc dire que le Yoga tend à faire évoluer la représentation du monde de ses adeptes, pour rendre celle-ci plus souple et plus en prise avec la Vie réelle. Mais il laisse à chacun la liberté de formuler ces changements et évolutions intérieures, soit en terme religieux soit en termes non-religieux...
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Dans toutes nos réponses précédentes, nous avons utilisé le mot "yoga" dans son acceptation la plus générale. Mais chaque dimension du Yoga dont nous avons parlé peut aussi être considérée comme un tout autonome et porter alors une dénomination spécifique.
Les pratiques non physiques du Yoga étant extrêmement nombreuses et complexes, de nombreuses "branches" de cet "arbre immense" ont manifesté leur autonomie en adoptant une dénomination spécifique.
On parle ainsi du "Karma Yoga" (ou Yoga de l'action) pour désigner les pratiques de vie fondées sur le respect de l'éthique du Yoga ( et en particulier sur la notion d'action désintéressée).
On parle de "Bakthi Yoga" (ou Yoga de la dévotion) pour désigner les pratiques qui visent spécifiquement à développer les sentiments religieux tels la foi et la dévotion.
On parle de "Jnana Yoga" (ou Yoga de la connaissance) pour désigner les pratiques qui mettent l'accent sur le développement du recul intérieur et de l'introspection lucide
Voici les principales branches "non physiques" du Yoga . Mais sachez qu'il en existe encore beaucoup d'autres.
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L'Ashtanga Yoga est en quelque sorte une sous-branche du Hatha Yoga, celui-ci représentant lui même la branche "corporelle" de l'arbre du Yoga. Une rubrique spécifique de cette section du site y est consacrée. Pour en savoir plus, cliquez ici.
L'Adhyatma Yoga est, quant à lui, une sous-branche du Jnana Yoga, celui-ci représentant lui-même la branche "intellectuelle" de l'arbre du Yoga. Une rubrique spécifique de cette section du site y est consacrée. Pour en savoir plus, cliquez ici.
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Cette page n'a pas d'autre ambition que de vous familiariser avec les notions théoriques de base du Yoga. Toutes vos questions restées sans réponse sont les bienvenues sur notre espace "Forum"
Mais si, après avoir lu nos réponses, vous n'y trouvez toujours pas ce que vous cherchez, c'est peut-être le moment de vous souvenir de cet autre aphorisme du Yoga :
"Une once de pratique vaut mieux qu'une tonne de théorie !"